Mon yoga, ma pratique

Ce mois-ci j’ai décidé de répondre à quelques unes des questions que l’on me pose le plus. Le sujet du jour: ma pratique du yoga!

 

Quand et comment j’ai commencé le yoga?

Je me suis retrouvée à mon premier cours de yoga grâce à ma mère, ou en fait, grâce à mes frères, si je réfléchis bien! Ils ont convaincu ma mère d’essayer le yoga et elle m’a demandé de l’accompagner. A l’époque j’étais au lycée, il y a presque 11 ans. J’ai accepté et je me suis retrouvée dans un gymnase de quartier, en banlieue parisienne, pour mon premier cours de yoga! J’avais fait de la gymnastique artistique étant petite, dont j’avais gardé une certaine souplesse. Mais je n’avais pas pratiqué depuis un moment. Depuis que j’avais arrêté la gym, j’avais pratiqué un peu de tennis, de dance, de judo… Mais là, c’était différent, j’ai « retrouvé mon corps »! Je ne me suis pas rendu compte sur le coup, je n’ai pas eu de révélation, mais j’ai continué, chaque semaine, à aller avec ma mère au cours de yoga.

Fin de lycée, université… j’ai continué, de manière plus ou moins régulière, mais je n’ai jamais arrêté. Puis en 2012, à la fin de mon master, je décide de partir au Canada. Là-bas, je n’avais pas les moyens de me payer des cours, donc j’ai découvert la pratique en ligne. Je suis des vidéos sur YouTube et ma pratique s’intensifie. Lorsque j’ai pu me payer un abonnement à une salle de sport, j’ai aussi suivi quelques cours de yoga à la salle. Ce n’était pas la pratique la plus précise qui soit, mais j’ai pu découvrir plein de pratiques différentes avec tous les professeurs qui me guidaient, en ligne ou en live. Et ce qui est sûr, c’est que c’est au Canada que ma pratique est devenue régulière et que je me suis rendu compte qu’elle faisait partie de mon quotidien.

 

Quand est-ce que j’ai décidé que je voulais en faire mon métier?

A mon retour du Canada fin 2014, ma pratique s’est intensifiée. Début 2015, j’ai repris le travail dans la logistique, et j’ai repris le rythme de la vie parisienne: de longues heures au travail, l’impression de devoir en faire toujours plus pour tenir la charge de travail dont je suis accablée, les nuits courtes et les journées qui se suivent et se ressemblent…

Au fil des deux années qui ont suivi, je me suis sentie de plus en plus déconnectée du monde professionnel dans lequel j’évoluais et de plus en plus en accord avec les valeurs portées par le yoga, qui à ce stade avait pris une place primordiale dans mon quotidien. Je me suis rendue compte que ma pratique avait été une des choses les plus constantes sur les dernières années, malgré le déménagement outre-atlantique, les changements d’emploi, le retour en France… Alors en 2016, j’ai décidé de changer les choses: « à la fin de l’année, j’aurai démissionné »!

Et c’est ce que j’ai fait, puis j’ai entamé ma transition: je me suis inscrite en formation, j’ai commencé à enseigner à mes amis, ma famille! Je me suis formée début 2017 et j’ai continué à travailler pendant que je donnais mes premiers cours. Pendant un an et demi, j’ai progressivement rempli mon emploi du temps de cours de yoga, je suis passée au 4/5 au travail, j’ai donné des cours les soirs et les week-ends… Puis l’année dernière, j’ai enfin sauté le pas! Depuis l’été 2018, je partage mon temps entre l’enseignement du yoga et un beau projet pour partager les valeurs d’un mode de vie durable autour de moi  (pour en savoir plus, je vous invite à aller découvrir La Maison SaJ’).

 

A quoi ressemble ma pratique aujourd’hui?

On me pose souvent la question: est-ce que je pratique tous les jours? Est-ce que je me lève aux aurores pour pratiquer? Combien de temps? Etc… Oui, je pratique quasiment tous les jours, mais pratique au sens large, car elle n’est pas la même tous les jours.

Voici comment commence la journée chez moi. Dès mon réveil, je prends le temps de bouger un peu, de m’étirer, de prendre quelques grandes respirations, et de visualiser ce qui m’attend pour la journée. Puis je me gratte la langue pour éliminer les bactéries accumulées pendant la nuit, je fais un bain de bouche à l’huile de coco sésame (depuis que je sais que c’est meilleur pour ma constitution ayurvédique, puis je bois une tasse d’eau tiède au citron et au gingembre. Puis je me pose pour méditer quelques minutes, poser une intention sur ma journée. Après cela, le reste dépend de ce qui est prévu dans ma journée. Si j’ai des cours tôt le matin, je ne fais pas grand chose d’autre. Si par contre je n’ai pas cours avant le midi, alors je prends le temps d’écrire un peu dans mon journal de méditation et j’intègre une pratique d’asana (pratique physique). En fonction du temps que j’ai devant moi, la séance sera plus ou moins longue. Les jours où je prépare mes cours pour la semaine (en général le dimanche ou le lundi), c’est un peu plus long, par exemple!

Puis le soir, cela dépend de mon humeur: lorsque mon corps me le demande, je m’offre une petite séance de Yin Yoga, pour relâcher mon corps, me vider la tête, laisser les tensions de la journée s’évacuer (et oui, parfois mes journées peuvent être tendues, même si je suis prof de yoga 😉)… Si j’ai envie ou si je ne l’ai pas fait le matin, je médite un peu le soir. En général avant de m’endormir, j’essaie de trouver au moins trois choses dans ma journée pour lesquelles je suis reconnaissante.

Et puis il y a les jours où je me lève trop tard, je n’ai pas beaucoup de temps, j’ai des échéances, des rendez-vous, etc. Et ces jours là, je me passe de la méditation du matin, et de la pratique physique. Je me « rattrape » le soir si je peux, si j’en ai l’envie et l’énergie, car parfois, je vous l’avoue, mon lit m’appelle plus fort que mon tapis de yoga! Ces jours là, la pratique se résume à quelques respirations les yeux fermés dans le métro ou à un repas en pleine conscience ou encore une demie-heure de marche en pleine conscience (je vous réfère au livre « Le miracle de la pleine conscience » de Thich Nhat Hanh où vous pourrez en apprendre plus sur ce concept de pleine conscience)… J’ai d’ailleurs écrit un article sur ma découverte de la méditation, que vous pouvez retrouver ici.

Parce que finalement le yoga pour moi, c’est avant tout s’écouter, et faire ce qui nous fait du bien. Alors une chose est sûre, quelle que soit la forme que la pratique peut prendre, je ne me force jamais à pratiquer!

Voilà, maintenant vous savez tout! Et vous, à quoi ressemble votre pratique au quotidien? Je suis curieuse de savoir, dites moi tout!

Namaste

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