Bien choisir et utiliser ses accessoires

Mis à jour : févr. 28

J’espère que vous accueillez avec plaisir l’arrivée du printemps, et que vous retrouvez l’énergie et la motivation des beaux jours ! Cet article fait suite au premier volet sur le choix de votre tapis de yoga! Si vous ne l’avez pas lu, c’est par ici !


Aujourd’hui on va donc parler, comme promis, des accessoires supplémentaires dans la pratique du yoga (blocs, sangles, roues et autres). Là dessus, il y a plusieurs écoles. Certains considèrent que c’est du superflu et que le corps se suffit à lui-même, d’autres sont des adeptes inconditionnels de ces accessoires. J’avoue que j’ai longtemps pratiqué sans accessoires, mais je pense qu’ils peuvent s’avérer très utiles dans certains cas et ils font aujourd’hui partie intégrante de ma pratique. Je partage donc avec vous mon humble avis sur la question. Et parce que je trouve que très souvent, une image vaut mieux que mille mots, j’ai décidé de tout vous montrer en photo ! C’est parti !


Le bloc


Commençons par le plus répandu: le bloc. Les blocs vous seront probablement d’une grande aide au début de votre pratique pour beaucoup des postures où l’on est en appui sur les mains. En effet, avec l’aide des blocs, vous « rapprochez le sol » ! Vous pourrez ainsi mieux travailler vos alignements et le positionnement de votre dos et de votre bassin.


Les postures comme Trikonasana*, Uttitha Parsva Konasana*, ou même Uttanasana* peuvent bénéficier grandement de l’utilisation d’un bloc sous les mains. Cela vous permettra d’éviter l’arrondissement du dos pour aller toucher le sol.



Plus loin dans la pratique ils vous permettront de pratiquer vos « jump back » et vos « jump through »: en relevant les mains sur deux blocs, vous aurez plus de place pour passer le corps entre les bras.



Pour la pratique de certaines inversions, le bloc peut également vous être d’une grande aide (ci-dessous un exemple de comment le bloc peut vous aider pour Pincha mayurasana*).


De manière générale, un bloc peut également aider à soutenir le bassin dans beaucoup de postures assises, pour faciliter les flexions avant, ou encore servir d’aide pour engager les muscles des jambes en étant maintenu entre les cuisses.


Ceci n’est pas une liste exhaustive, et je vous encourage vivement à regarder des vidéos ou à chercher des images d’autres façons inspirantes d’utiliser les blocs pour votre pratique, vous verrez qu’il y en a plein !






Comment les choisir ?


Il existe plusieurs matières et plusieurs formats pour les blocs.

Le format classique est un pavé de 20 x 10 x 8 cm environ, ce qui vous permettra donc d’utiliser les trois hauteurs pour vous aider dans vos postures, mais il en existe aussi des moins épais qui pourront vous servir de petite cale de rehaussement de vos appuis.

Pour ce qui est de la matière, vous trouver des blocs en mousse, qui ont l’avantage d’être peu chers et très légers donc facile à transporter si vous êtes un yogi nomade! Il existe aussi des blocs en liège, plus lourds et un peu plus chers, mais qui seront cependant plus stables et plus résistants pour une utilisation régulière. Un peu moins courants, il existe aussi des blocs en bois qui ont l’avantage d’être naturels, comme les précédents, et très stables également, mais bien plus lourds. À envisager pour une pratique plus sédentaire et pour le côté esthétique!


Blocs en mousse: moins de 10€ / Blocs en liège : environ 10-15€ / Blocs en bois : autour de 30€.


Les sangles


Il y a deux usages courants de la dans la pratique du yoga: elle pourra d’une part servir « d’extension de vos bras » (pour attraper les pieds ou attraper une main avec l’autre par exemple) ou d’autre part de « sécurité », pour éviter de trop ouvrir les coudes ou les genoux dans certaines postures par exemple.


En tant « qu’extension », elle vous aidera dans les postures où l’on attrape le(s) pied(s) avec la(les) main(s) (postures d’ouverture du cœur comme Eka pada rajakapotasana*, Dhanurasana*, Natarajasana* pour en citer quelques unes, ou postures de flexion avant comme Paschimottanasana* par exemple).


Elle pourra également avoir la même utilité dans les postures où les mains se lient entre elles comme Gomukhasana* par exemple.



Pour ce qui est d’éviter l’écartement des bras ou des jambes, en attachant la sangle à la longueur nécessaire atour de vos bras ou de vos jambes (juste au dessus des coudes ou des genoux), cela vous permettra de travailler certaines postures en vous assurant que vous n’écartez pas les coudes ou les genoux. Cette technique est particulièrement utile pour l’apprentissage de Chaturanga* par exemple.


En ce qui concerne le choix de vos sangles, rien de bien compliqué: pensez simplement à les prendre d’une longueur suffisante (environ 2m), d’une couleur pas trop salissante et avec une boucle qui supporte bien la tension. Vous les trouverez entre 5€ et 10€ dans des magasins de sport ou spécialisés yoga.


La roue


Je souhaitais également vous présenter aujourd’hui la roue (aussi appelée « yoga wheel »). Elle est moins répandue que les sangles et les blocs, car rarement utilisée en studio, mais aura tout à fait sa place dans votre panoplie à la maison si votre pratique devient plus régulière.


En s’aidant du fait qu’elle roule, vous pourrez travailler certaines postures en dynamique et en douceur. Beaucoup de postures d’ouverture du coeur (« backbends ») gagnent beaucoup à être travaillées avec une roue. Vous pourrez y pratiquer par exemple Rajakapotasana*, ou Matsyasana*.




La roue pourra également vous servir de support pour certaines inversions: soit elle vous permettra de mieux stabiliser vos appuis sur vos bras, soit elle vous servira de support pour amener doucement vos pieds à se décoller du sol.



Enfin vous pourrez aussi utiliser votre roue pour aller plus loin dans certaines postures et travailler votre souplesse, en posant le dessus du pied dessus en Anjaneyasana* ou Ardha Hanumanasana* par exemple.




Yoga Wheel : environ 30€, facilement trouvable sur internet pour vous faire livrer, ou en magasins spécialisés.


Relaxation et méditation


J’ai beaucoup parlé de la pratique physique, des asana, mais il est vrai que des accessoires existent aussi pour la pratique de la méditation et pour la relaxation.

L’un des accessoires que j’apprécie beaucoup même si je n’ai pas l’occasion de pratiquer avec souvent est le petit coussin pour les yeux. Cet accessoire est très utile en fin de séance, pour la posture de Shavasana* (relaxation de fin de séance). Il sert à la fois à barrer la lumière afin de permettre une relaxation totale mais aussi à apporter de la chaleur pour relaxer les muscles des yeux et participe ainsi à une plus grande détente. C’est un accessoire que vous pouvez facilement confectionner vous-même si vous êtes adepte de couture !


Un allié très agréable également pour la relaxation ou la pratique de yoga restoratif est le bolster (gros coussin en forme de boudin, rond ou rectangulaire), que l’on peut venir placer sous le dos, l’abdomen ou les genoux pour plus de soutien et de confort.

Pour la pratique de la méditation, il existe des coussins de méditation, qui servent à surélever le bassin pour une assise plus confortable et plus agréable à maintenir dans la durée. Il en existe des ronds (avec des billes d’épeautre à l’intérieur par exemple) qui sont assez souples et épousent parfaitement la forme du bassin. D’autres coussins sont rectangulaires, garnis de mousse: ils sont plus durs et plus épais, et donnent par conséquent une assise plus stable et plus « dure ».



Pour compléter leur espace de méditation, certaines personnes y ajoutent un tapis de méditation (coussin plus plat et plus grand que l’on place sous le coussin rond ou rectangulaire), pour soutenir les genoux et les pieds. Ici, le choix de votre équipement de méditation reste complètement personnel, et si vous y êtes sensible, vous pouvez choisir la couleur de vos éléments en fonction de ses propriétés (vert pour l’équilibre,   bleu pour la détente, noir pour l’introspection…).





Coussin pour les yeux: moins de 10€ / Bolster:  de 30€ à 50€ / Coussins: entre 20€ et 50€ en fonction du modèle.


Le tabouret à inversions


J’aurais voulu pouvoir vous parler également des tabourets d’inversion, qui sont de plus en plus répandus, mais malheureusement je n’ai pas encore eu l’occasion d’en essayer un. Ceci dit, j’ai entendu beaucoup de bonnes choses les concernant. Ils servent à travailler les inversions avec les épaules posées sur le banc, et ainsi de manière plus sûre, et moins exigeante sur les cervicales et les épaules.


En attendant de le tester et de vous en parlez dans un prochain article, j’adorerais connaître votre avis, si vous l’avez déjà utilisé !



Voilà donc les amis tout ce que je voulais partager avec vous sur les accessoires et l’usage que j’en fais dans ma pratique. Bien entendu, si vous débutez, je vous conseille d’attendre un peu avant d’investir et de pratiquer avec les accessoires présents dans le studio où vous suivez vos cours, le temps de vous familiariser un peu avec la pratique. Sachez qu’en attendant, des solutions “débrouille” existent (comme le dictionnaire ou la pile de livres pour remplacer le bloc, la ceinture en guise de sangle, l’oreiller en guise de coussin de méditation ou de bolster…) ! Après quelques séances, vous aurez un peu plus de recul pour décider de ce qui vous conviendra le mieux.


J’espère que cette petite série vous servira (article précédent sur le choix du tapis présent juste ici) et inspiré peut être à vous équiper pour votre pratique personnelle!

Je vous souhaite donc bonne pratique! Je serais ravie de savoir ce que vous pensez de tout ça, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire 😉


* Tous les noms des postures sont indiqués en sanskrit pour plus d’uniformité et de simplicité, vous pourrez facilement trouver des images en tapant ces noms sur google 😉


Namaste

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